Il est né dans un souffle.
Pas dans le tintamarre publicitaire d’un lancement mondial, mais dans le silence raffiné d’un projet personnel : la Collection Privée Christian Dior.
Nous sommes en 2004. Le nez Annick Ménardo (oui, la même qui a offert Hypnotic Poison, mais en beaucoup plus retenu ici) est invitée à créer une fragrance qui évoque… un dressing masculin féminin, un textile invisible, une aura seconde peau.
🎩 La commande était claire :
“Pas un parfum. Un style.”
“Pas un genre. Une signature.”
“Et surtout, pas d’agression. Juste la présence.”
Alors Annick Ménardo imagine Bois d’Argent comme un oxymore en flacon :
- de l’encens, mais propre
- du musc, mais clair
- du cuir, mais moelleux
- un iris, mais sec comme du papier de riz
Le cœur bat autour de l’iris pallida, l’un des ingrédients les plus chers de la parfumerie — mais ici, pas poudré à outrance. Juste texturé. Comme si on caressait un parchemin parfumé de souvenirs.
Autour de lui, l’encens pose une vibration presque spirituelle. Le benjoin, le bois de cèdre et l’ambre gris donnent de la tenue, de la profondeur, sans jamais tomber dans le démonstratif.
Et le musc blanc ? Il flotte. Il enlace. Il laisse sur la peau ce genre de sillage qu’on n’identifie pas tout de suite, mais qui rappelle quelqu’un qu’on aimait sans savoir pourquoi.
🧥 Bois d’Argent, c’est quoi alors ?
C’est un vêtement invisible.
C’est un silence parfumé.
C’est ce que porterait une personne qui lit Colette en buvant un espresso noir, dans une bibliothèque ancienne… en baskets blanches.
💬 Anecdote confidentielle :
Bois d’Argent était à l’origine pensé pour être “le parfum signature d’un directeur artistique.”
Pas une star. Pas une muse. Un créateur dans l’ombre, qui décide du beau.
Et c’est sans doute pour ça qu’il parle à tant de monde :
→ Il ne veut pas séduire. Il veut évoquer.
Tarif constaté en Europe 405€ environ le flacon de 125ml
Si vous voulez opter pour une option moins onéreuse et tout aussi incroyable, commentez l’article 🙂


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